1 million de girafes… et quelques
21 février 2011
C’est l’histoire d’un pari entre deux amis suédois. En juin 2009, discutant des ressources illimitées de l’internet, l’un promet à l’autre qu’il parviendra à réunir 1 million de girafes dessinées ou fabriquées par des internautes du monde entier… Pari tenu, pari gagné, en seulement 440 jours ! Le blog est amusant, les girafes sont souvent magnifiques et ingénieuses, un livre a été imprimé et même une chanson composée. Cette brillante démonstration est on ne peut plus zarafesque : la créativité humaine demeure sans limite et la girafe une source d’inspiration inépuisable.
Sur scène
18 février 2011
Avis aux ACTEURS, METTEURS EN SCENE, PRODUCTEURS DE THEATRE !
Marseille, le 4 mai 1827. Des notables du cru sont conviés par Mme la Préfète à rencontrer la Belle Africaine, cadeau du pacha d’Egypte au roi Charles X, pour le clou d’une de ses fameuses Soirées à la girafe.
La Giraffe les attend paisiblement dans son étable dressée dans la cour de la Préfecture. Parmi les invités, un bourgeois parvenu, un aristocrate décrépi, une actrice sur le retour, une religieuse, un journaliste. Entre les convives, la fameuse girafe et son gardien-interprète franco-égyptien Joseph, c’est le choc des natures et des cultures, arbitré par le Préfet des Bouches-du-Rhône, le passionné comte de Villeneuve-Bargemon.
Devant cette excentricité de la nature, les sujets d’étonnement sont nombreux. Chaque invité réagit en fonction de ses origines sociales et culturelles. La girafe soulève des débats houleux, non seulement en zoologie, mais aussi sur les sujets brûlants de la religion et de la politique. Elle révèle surtout des motivations contradictoires : racisme ou tolérance, respect ou condescendance, amour de la science ou cupidité.
La disparition du talisman de la Girafe change soudain le ton de la soirée : on a dérobé l’étui en argent contenant un verset coranique, censé la protéger du mauvais œil… Que personne ne sorte !
Le Talisman de la Girafe est une comédie inédite, écrite en alexandrins, pour 4 acteurs et 4 actrices.
Hiéroglyphe
18 février 2011
Cette recherche met en évidence que le verbe est le plus souvent employé pour annoncer un événement qui n’a rien d’inattendu ou bien qui est récurrent. Son sens premier est sans doute « étendre », « répandre (une information) », signification qu’a conservée majoritairement le copte swr. D’où aussi les sens dérivés « signaler »,« informer », « faire connaître », « communiquer »,« avertir », « annoncer ». Seul le contexte peut conférer une connotation « prédictive » au verbe, mais celui-ci ne la véhicule jamais par lui-même. L’image de la girafe n’évoquait pas de prime abord, aux yeux des Égyptiens, l’idée de la « prévision » mais plutôt celle du « signalement », c.-à-d. de l’« extension » d’une information, de la « communication ».
Christian Cannuyer est né à Ath (Belgique) en 1957. Médiéviste, orientaliste, égyptologue et bibliste formé à l’Université Catholique de Louvain.
Pour les Egyptiens donc, girafe = communication ! CQFD.
Zurafa
18 octobre 2010
Avec l’aide du sculpteur Barış KARAYAZGAN, les élèves de Lycée Sainte Pulchérie d’Istanbul ont réalisé une girafe de 3 mètres de haut à partir de bouteilles d’eau en plastique. Cette sculpture, baptisée « Angélique » par les lycéens, célèbrait la Semaine du développement durable intitulée « Changeons nos comportements » organisée en France du 1er au 7 avril 2010.
Né en 1973 à Istanbul, Barış KARAYAZGAN est diplômé de l’Université de Mimar Sinan en 1998. Il a ensuite intégré l’académie d’Arts de Philadelphie, puis, a réalisé un Master en sculpture à « State University of New York Albany » à New York.
L’artiste a fondé en Turquie un centre d’art pour les enfants « Centre d’art pour la paix et les enfants » (Pace Çocuk SanatMerkezi ). Barış KARAYAZGAN a déjà conduit de nombreux projets liés à l’environnement et plus particulièrement sur l’exploitation du plastique. Il s’implique régulièrement depuis 10 ans dans des projets artistiques et pédagogiques avec les jeunes.
Source : www.lepetitjournal.com Istanbul. Vendredi 9 avril 2010
Zarafa III et son girafon Marcel
1 octobre 2010
Zarafa II, la girafe en livres de la Canebière, création éphémère de Jean Michel Rubio, réalisée avec Henri Bertrandon, sculpture livresque commandée par la Mairie du Premier secteur pour les 3 jours de la 1ere Édition du Festival du Livre de la Canebière (juin 2009), transformé en borne de livre échange où l’on peut déposer et prendre des livres librement (avril 2010), adoptée par les habitants et les usagers du quartier, ainsi que par les visiteurs, était devenue une star sur la Canebière. Elle resta presque 1 an sur place jusqu’au 16 mai, où elle partit en flammes…
Zarafa III et son girafon, Marcel Zarafon, nés des cendres de Zarafa II, seront inaugurés ce jeudi matin aux Allées de Meilhan (Kiosque à musique) en présence de Patrick Mennucci, Maire du Premier Secteur; Alain Lacroix, Président du diréctoire de la Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse; Jérôme Rachello, Président du CIQ Canebière-Gambetta et des membres de l’association ABC (Art Book Collectif).
Les nouvelle girafes, conçues par JM Rubio, fabriquées par l’association ABC, en acier avec quelques taches en livres rappelant Zarafa II, pèsent 1,2 tonnes. Marcel le girafon est une borne de livre échange qui sera activée le jour de l’inauguration.
Contact : Maria Bertrandon 07 60 53 12 54 / abcmarseille@gmail.com
Aux infos sur Youtube.
Zarafa est restée sur le carreau
27 août 2010
Benoît FAY (comme faïence ?), éminent spécialiste en carreaux français (du Moyen-âge au XIXe siècle), nous envoie cette magnifique contribution, venant enrichir notre musée virtuel de la Girafomania.
Ces trois carreaux font 10,8 cm de côté. Le premier (en partant du haut) provient de Vron, dans la Somme. Les deux autres sont issus d’une fabrique de Rouen.
Depuis deux ans, la splendide collection de Monsieur Faÿ est visible au Musée Terra Rossa de Salernes, dans le Var.
Zarafêtes à Etampes
17 mai 2010
Sous la houlette de Sylvain Duchêne, conservateur du Musée intercommunal, la ville d’Etampes, patrie d’Etienne Geoffroy Sainte-Hilaire, s’est mobilisée pour notre héroïne : exposition, conte, déambulation, comédie musicale… Tout cela en l’honneur de Zarafa et du fameux naturaliste qui s’occupa de sa remontée de Marseille à Paris. Je me joindrai à la fête – et vous attends nombreux – le 29 juin prochain pour deux conférences, à 14h pour les scolaires et 18h30 pour tout public. Pour l’occasion, je concentrerai mon propos sur les relations passionnées entre le savant et la girafe.
Catégorie: Zaraf’actu
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Zarafa II
29 avril 2010
Cette drôle de girafe de plus de 6 mètres de haut et habillée de 3 000 livres de poche, imaginée par l’artiste Jean-Michel Rubio, est installée depuis mars 2009 en haut de la Canebière à Marseille. Depuis le 23 avril 2010, ses concepteurs, le Art Book Collectif, l’ont transformée en Borne de Livre Echange.
Ces bornes de livre échange se définissent comme une nouvelle forme de rencontre urbaine, où gratuité et lien social, mettent en jeu, autrui, un livre et moi dans sa ville, dans son quartier. Aux passants de se prendre ensuite au jeu de l’échange de livres. Quant au bon fonctionnement du projet : « pas de régulation particulière, on espère que le civisme va jouer», ainsi que la collaboration de partenaires locaux amis du livre, pour dynamiser, suivre et évaluer la Borne livre échange. (Mairie du 1er secteur de Marseille)
© by Edouard Coulot (photo)
Catégorie: Tellement Zarafa!
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George Sand n’avait vu qu’un jouet.
27 avril 2010
Le célèbre bas-bleu a 23 ans quand Zarafa prend ses quartiers parisiens. Depuis Nohant, la jeune femme écrit à sa mère, le 5 octobre 1827 : « Votre petit Maurice [son propre fils de 4 ans] est amoureux de sa girafe et la fait coucher avec lui. Et en même temps, je suis fort aise de connaître une girafe, car Hippolyte [son demi-frère qui habite à Paris] dit qu’elle est parfaitement ressemblante.«
L’oeil de Delacroix
26 avril 2010
Journal du mardi 19 janvier 1847 – Au Jardin des Plantes. Devant les animaux.
« … enfin la girafe, celles de Levaillant, recousues, rapiécées; mais celle de 1827 qui, après avoir fait le bonheur des badauds et brillé d’un éclat incomparable, a payé à son tour le funèbre tribut, mort aussi obscure que son entrée dans le monde avait été brillante. Elle est là toute raide et toute gauche, comme la nature l’a faite. Celles qui l’ont précédée dans ces catacombes avaient été empaillées, sans doute, par des gens qui n’avaient pas vu l’allure de l’animal pendant sa vie : on leur a redressé fièrement le col, ne pouvant imaginer la bizarre tournure de cette tête portée en avant, comme l’enseigne d’une créature vivante. »
© by RMN
Catégorie: Les Avatars de Zarafa
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